questionnaires

  

    Un questionnaire, facile et rapide, pour programmer les cultures maraichères, aussi, pour vous 

On vous avait dit qu'on aurait utilisé le “pigeon voyageur” pour dialoguer avec vous. 

Faisant suite à ce qui a été écrit dans la page précédente (Submergés par le succès? Ou intensément promoteurs de développement local?), notre objectif est, entre autres, vous servir satisfaire de manière -toujours- plus complète, et, de l'autre, favoriser la reconversion des cultures, abandonnant toujours plus la monoculture agrumicole, et en créant les conditions pour de nouvelles installations de jeunes (ou moins jeunes) agriculteurs. 

Dans ce but, à part ce qu'on essaie de faire pour le marché local, et la (conservation au chaud) de l'ambitieux projet PIDIDEFICOSI, qui n'est pas une maladie de la peau, mais bien la  PIccola DIstribuzione DElla FIliera COrta Siciliana (petite distribution de la filière courte sicilienne), de laquelle on parlera mieux en son temps, nous vous invitons à répondre à ce questionnaire, facile et rapide, pour programmer à temps les éventuelles cultures maraichères pour les prochains mois. 

Rigoureusement hors forçage, sans vouloir offenser les amants des tomates cerises de noel, mais avec une concession faite aux serres froides que nous avons, exclusivement, pour protéger des excès climatiques. (avez vous déjà vu un beau champ de courgettes rigoureux, anéanti, rasé au sol par une nuit de vent ou bien par 10 minutes de grèle ? Non? C'est mieux comme ça ! ) 

Nous utiliserons les résultats de ce questionnaire pendant la pause de Noel, pour programmer les cultures du printemps, et avoir des indications sur celles qui peuvent etre intéressantes pour vous pour le prochain automne. 

Durant la meme rencontre entre nous producteurs, on projette de programmer les implantations de nouveaux fruitiers, aussi tropicaux et subtropicaux (avocats, bananes, papayes, mangues etc) et l'augmentation ou regreffes sur les implantations des fruitiers existants dans l'idée de satisfaire toujours plus exactement vos demandes.

Aussi, on espère de pouvoir le faire, mettant à disposition de nos producteurs des fonds du consortium mis de coté dans ce but. 

Naturellement nous vous tiendrons informés de tout cela. 

Et, à propos de fruitiers tropicaux, je vous avance déjà que dans le prochain numéro de ce pigeon, on parlera assez de cet argument, avec des photos !

 

Merci, donc, pour la participation à notre questionnaire

 

Je présente mes excuses à l'avance pour ne pas avoir eu le temps de traduire le nom des légumes individuels
Merci pour votre coopération



PREMIERE SECTION, CONCERNANT L'ÉCONOMIE SOLIDAIRE 

DEUXIÈME SECTION, CONCERNANT LE FONCTIONNEMENT DU CONSORTIUM 

TROISIÈME SECTION, CONCERNANT LES CHOIX DE SOLIDARITÉ 

 

 QUESTIONS SUR L'ÉCONOMIE DE SOLIDAIRE (analysé par Lidia Tusa)

Vous avez été plus de 900, italiens et français, à répondre à notre questionnaire. Nous souhaitons vous remercier pour avoir pris le temps de nous donner votre avis.

Nous nous sommes demandé jusqu’à quel point est ancré l’esprit de solidarité entre producteurs et consommateurs. En d’autres mots, comment cet esprit peut inciter les gens à prendre part aux risques auxquels le producteur fait sans cesse face (variations du climat et des marchés financiers).

Cela nous intéressait d’avoir votre avis sur des arguments concrets qui nous touchent de très près. Vos réponses nous permettent de comprendre la direction vers laquelle nous devons tendre.

Voici une synthèse de quelques demandes et réponses :

Considères-tu plus important que les GAS cherchent à se procurer l’excellence des produits, dans le sens du « biologique » absolument, ou bien qu’ils favorisent plutôt la conversion de toutes les exploitations à l’agriculture biologique, y compris en acquérant des produits d’exploitations en cours de conversion ?

700 d’entre vous préfèrent soutenir le processus de conversion à l’agriculture biologique plutôt que choisir des producteurs déjà certifiés (140).

As-tu connaissance du Fonds de Solidarité que l’Economie Solidaire essaye de mettre en place pour le soutien des exploitations en difficulté, et financer la naissance de nouvelles entreprises ?

Peut-être parce qu’il s’agit d’un débat récent ou parce qu’il ne touche pour l’instant que les « spécialistes du travail », un seul des participants au questionnaire en a entendu parler.

Serais-tu prêt à dépenser 0,5% en plus pour alimenter un tel fonds ?

La majorité (700) est favorable. Ceci est d’autant plus remarquable que personne n’en a entendu parler. C’est le signe qu’il y a une grande disponibilité pour aider. L’opposition (22) est négligeable tandis que les sceptiques (110) nous indiquent probablement qu’il leur est nécessaire d’en savoir plus avant de mettre la main au portefeuille… évidemment…

De quoi cela dépend-t-il ?

Seulement une centaine de personnes a donné son avis sur ce point. Ce sont probablement les mêmes qui étaient indécis sur la question précédente. Ceux qui ont répondu s’accordent sur la transparence et la clarté des objectifs, la fiabilité de ceux qui gèreront le fonds. Quelques-uns suggèrent que les éventuelles attributions des fonds soient dépendantes de la qualité de la gestion des entreprises. Certains se sont peut-être trompés, en pensant que ce fonds soit destiné aux Galline Felici, alors qu’il est prévu pour un réseau de producteurs beaucoup plus vaste.

Serais-tu prêt à dépenser 5% en plus pour soulager l’auto-spoliation de beaucoup de producteurs ?

Qu’est-ce que l’auto-spoliation ? Ne pas prendre en considération la valeur économique de son propre travail, du temps qu’on consacre à sa propre activité, mais seulement de ceux qui travaillent pour nous. Les réponses vont dans le même sens que celles de la question précédente : grande disponibilité (715), quelques doutes (160) et peu d’opposition (50).

Serais-tu prêt à payer 10% de plus sur certains des produits alimentaires que tu achètes pour permettre à quelqu’un qui a moins de moyens de les payer avec une réduction de 10% ?

La disponibilité est moindre (441), probablement parce que dans ce cas-ci la solidarité ne jouerait pas entre des personnes qui ont déjà établi un rapport de confiance (GAS / producteur) mais entre les clients mêmes, c’est-à-dire entre personnes qui se connaissent peu ou pas. Ce serait un peu l’équivalent du « caffè sospeso » (« café suspendu », tradition de générosité ouverte d’origine napolitaine) : confier au producteur un crédit à distribuer à ceux qui pourraient en avoir besoin. Le besoin de garanties et de règles freine probablement les sceptiques (219) et pousse une petite minorité (58) au refus.

Quelques-uns nous ont demandé de leur fournir des exemples. Nous pouvons en citer 2 que nous connaissons directement : un GAS de Vienne (là-bas, ils s’appellent Biocoop) dans lequel certains membres paient la caisse d’oranges 20 euros et d’autres 12 euros ; et un restaurant parisien dans lequel chacun paie ce qu’il peut, et ceci depuis une dizaine d’années.

Comment élargir les bénéfices de l’Economie Solidaire ?

Cette question était contraignante et seulement 74 s’y sont lancés. Le chemin le plus radical, « fermer Monsanto et jeter la clé », nous semble bien difficile à mettre en œuvre. Cependant, d’autres solutions sont plus envisageables. Les propositions la plus récurrentes cherchent à élargir le réseau grâce à l’information, la divulgation du principe dans les écoles, l’implication des institutions politiques locales, l’utilisation de réseaux sociaux non commerciaux et une coordination au niveau national qui ne soit pas dominée par une « récupération médiatico-politique ».

En conclusion, la majorité des interpellés se rend parfaitement compte de la nécessité de prévoir un système organisé et autogéré d’aides aux producteurs. Il faut souligner qu’en Italie, ainsi qu’au-delà des Alpes, vous avez la même perception des choses. Les réponses devraient nous faire réfléchir sur les actions à développer. Dans le cas du Fonds de Solidarité, le consensus est tellement clair qu’il vaudrait la peine de vérifier si, avec les règles requises, cette disponibilité peut devenir concrète.

 

QUESTIONS SUR LE FONCTIONNEMENT DU CONSORTIUM (analysé par Roberto Li Calzi) 

Nous renouvelons nos remerciements aux presque mille personnes qui ont accepté de dédier un peu de leur temps pour participer à cette enquête. Ceci nous aide à « ajuster le tir ».

A notre avis c’est le signe d’une bonne participation à notre aventure. 

Commençons par éliminer les questions les plus simples : 

  • Le remplacement des caisses en carton par des caisses en bois a la faveur des 80% et laisse indifférents 10% des sondés. Beaucoup reposent l’éternelle question du retour des caisses vides. Nous continuons à étudier la question mais nous n’avons pas encore trouvé de solution viable. Nous approfondirons le sujet dès que possible.
  • L’élimination  du double calibre : favorable environ 45% ; sans opinion environ 35% ; défavorable environ 20%. Malheureusement pour ces derniers nous continuons dans la même voie, entre autre car elle permet de maintenir les coûts.
  • Nous sommes très contents de constater que seulement 1% jugent que la communication entre nous est insuffisante , le reste se partage entre « bonne » et « assez bonne » avec une légère prépondérance de « bonne ». Nous ferons en sorte d’améliorer encore notre communication.
  • Nous sommes aussi très satisfait par les jugements sur la saison passée : 75% la jugent satisfaisante , plus de 20% satisfaisante mais avec des réserves  et seulement 2% insatisfaisante. Naturellement nous cherchons activement à atteindre 100% de satisfaits et à éliminer le nombre des mécontents ; Ce questionnaire sert aussi à cela.
  • Nos clients ont surtout apprécié, dans l’ordre : la qualité des produits frais, la qualité des personnes qui travaillent dans le consortium, les prix, l’engagement sociale, l’assortiment des produits, la qualité des produits transformés, la facilité de commande et la logistique.
  • En revanche ils nous suggèrent d’améliorer, dans l’ordre : l’éventail  des produits (nous sommes entrain de le faire progressivement , voir le listino et la note d’Elisa ici), la logistique (nous écrirons quelque chose  sur ce sujet au plus vite) , les manques et les substitutions (voir ici, en it.) la qualité des produits transformés (voir, au sujet du travail d’Elisa, en it.) la qualité des produits frais (voir ici, en it.) , la communication (nous nous y essayons ici et maintenant) , et très marginal : les prix et la facturation.

 

QUESTIONS SUR LES CHOIX DE SOLIDARITÉ (analysé par Roberto Li Calzi)

Nous entrons dans les questions plus « essentielles ».

Pour nous qui sommes les promoteurs d’un développement durable , d’une croissance de l’agriculture et de la reconversion en bio dans toute la Sicile les réponses aux questions suivantes sont très importantes :

  • Quel est le plus important ? que les GAS cherchent à se procurer une excellente nourriture du point de vue biologique ou qu’ils doivent plutôt favoriser la conversion biologique de toutes les exploitations en achetant des produits d’exploitations en conversion bio ? plus de 80% répondent que les GAS doivent favoriser les reconversion et moins de 20% répondent que la certification est indispensable, les francophones sont sensiblement plus nombreux pour favoriser la reconversion.
  • Grosso modo c’est le même pourcentage au sujet de la recherche de producteurs non sociétaires : plus de 80% y sont favorable là aussi c’est un plus marqué chez les francophones.
  • Les réponses concernant une éventuelle petite augmentation des prix (5%) pour alléger l’autoexploitation des producteurs : 75% répondent oui, sans hésitations, plus de 20% disent « c’est possible » et seulement 5% dise clairement non.
  • Sur la question d’être prêt à payer 10% en plus pour que d’autres puissent payer 10% en moins : plus de 60% se déclarent favorables sans hésitation, plus de 30% disent « peut être » et seulement 10% se déclarent nettement opposés.
  • Enfin au sujet de l’accueil touristique nous rassurons les quelques 25% qui ont répondus qu’ils souhaitaient être informé des possibilités. Dans les prochains mois nous réussirons enfin a proposer un offre précise et très diversifiée. Soyez patients et ayez confiance !