POUR LA CONSTRUCTION DE LA COMMUNAUTE '

 

08/11/2017 nous recevons de notre conseillère Gabriele Proto Cette note intéressante et concise, publiée ici très volontiers:

La Communauté Legallinefelici

Etre communauté, aujourd’hui, veut dire pouvoir et vouloir participer à la construction d’un parcours de développement en commun, qui dépasse les divisions, les conflits et les séparations stériles, en regardant plus loin que ne le permet  la myopie de quelques uns.

Il est nécessaire de faciliter un développement juste et fécond des relations sociales et de la consolidation des rapports de confiance à l’intérieur d’un système d’intérêts qui devienne unitaire tout en étant varié, intergénérationnel, interculturel et à même de faire croitre constamment le capital social local, européen et mondial.

Cela signifie que l’être communauté devienne non plus un bastion identitaire fermé sur lui-même, mais une modalité qui permette de contribuer tous ensemble à l’élaboration de projets communs tendant à l’amélioration de la qualité des relations sociales, à l’inclusion, à la compréhension, à la confrontation avec les autres avec confiance et dans un esprit de solidarité.

Faire communauté n’est pas facile ; il n’est pas facile de trouver le temps pour raisonner, réfléchir, agir, faire des projets ensemble si l’on pense que toutes ces actions viennent s’ajouter à toutes nos tâches quotidiennes.

Pour cela il est fondamental avant toute chose d’établir une cartographie des ressources existantes et potentiellement mobilisables afin de comprendre qui nous sommes et où nous voulons/pouvons aller.

Comprendre de quelles professionnalités, de quelles expériences, de quelles envies de faire ensemble nous disposons à l’intérieur du capital de relations existant est un premier pas vers le développement de vrais laboratoires de communauté et d’actions capables d’impliquer les sujets et les territoires en général.

Afin de développer la sensibilisation et l’information il est indispensable et plus simple d’inclure la pratique des “ateliers de communauté” dans la sphère de la gouvernance locale de nos territoires.

Je ne parle pas ici des seules réunions de consultation de la population souvent proposées dans des programmes électoraux mais d’une sollicitation à une participation réelle et permanente à un dialogue à même de développer des relations orientées vers une capacité à faire des projets mais aussi en proposant nous-mêmes des projets et des actions pilotes soutenables et réplicables.

Il s’agit ainsi d’une vraie et propre “communauté du changement” qui remette au centre le bien vivre ensemble, tissant des liens significatifs entre les personnes, liens non éphémères mais riches de construit et de vision.