SE PENSER ET AGIR ENSEMBLE

24/01/2018

De la consommation critique à la participation dans les productions.

(Là, la page du site avec quelques informations pratiques pour devenir co -producteurs.)

  

Air, eau et terre.

Trois éléments indispensables pour la survie de toutes les espèces vivantes.

Les choix illogiques et sous bien des aspects, hélas, irréversibles, mis en œuvre au niveau mondial, ont provoqué et continueront de produire une multitude d'événements dévastateurs, en regard de quoi, nous humains, ne sommes rien.

Les ravages pour la santé,toujours plus nombreux, à cause d'une mauvaise alimentation et d'un air toujours plus malsain et insécurisé, sont évidents.

Et pourtant, face au changement de climat causé par le réchauffement de la planète, qui ne supporte plus le niveau de pollution de l'air et des nappes phréatiques, une petite, mais néanmoins tangible inversion de route est cependant possible.

Chaque homme conscient que cette terre est notre maison, devrait conserver en lui qu'agir en préservant l'environnement et la nature est un devoir.

Nous devons modifier notre approche en transformant nos comportements et en orientant nos choix de manière univoque.

 

Il est nécessaire de déclencher des procédés justes, pour enrayer par des actions conscientes, chacun dans son propre quotidien, les agressions constantes faites à notre planète,

 Pour celui qui produit la nourriture, l'unique option possible, pour notre bien et celui des générations futures, est de choisir de ne pas utiliser la chimie et les pesticides dans ses propres champs, ou de ne pas élever les animaux bestialement, en les gavant d'anabolisants pour les faire engraisser plus vite.

Si, pour un producteur sensible et attentif à ce qui se passe au delà de son propre enclos il vient quasi naturellement abandonner les systèmes les plus rentables, pour protéger PACHAMAMA, La Terre Mère, pour le consommateur moyen, franchir ce pas est moins évident, même s'il a choisi l'option de ne pas consommer des aliments produits de cette manière .

 

Mais une alternative est accordée à chacun de nous. Il suffit seulement de la détecter, de la dessiner, d'y croire et ensuite de la mettre en œuvre, en unissant les forces des producteurs et des consommateurs.

Cela accompli dans l'intérêt réciproque. Parce que c'est notre MAISON commune.

Ce que nous sommes en train de vivre est une guerre sans pitié.

Celle qui protège la VIE.

Aux personnes sans scrupule qui, du haut des postes de commandes, nous imposent, des choix calamiteux, sans se soucier des conséquences et en nous traitant comme des marionnettes stupides, nous devons et nous pouvons répondre en unissant nos forces et en commençant à nous positionner comme un NOUS unique. Non comme autant de cellules isolées et donc impuissantes.

En transformant nos terres en laboratoires expérimentaux où, non seulement, on co -produit la nourriture dont on a besoin, mais on crée une communauté, on enseigne le respect, la joie du bien vivre.

 

Nous nous alimentons, avant toute autre chose, d'énergies positives et multiplicatrices

 

Comme nous l'avons déjà écrit, le choix concret de 7000 familles françaises et belges a permis la plantation de presque 4 hectares d'avocatiers, en agriculture plus que biologique, en posant les conditions pour que 7/8 personnes aient un avenir professionnel, et en soustrayant ces 4 hectares à l'abandon ou à des cultures de destination incertaine.

Une terre cultivée en vergers vivaces, produit l'oxygène que ne produit pas un verger abandonné, surtout ici, dans le sud. Si elle est cultivée dans le respect de la nature (et des hommes) elle en produit plus et ne provoque pas de pollution, elle produit de la satisfaction... En produit encore plus si elle est cultivée avec amour et avec les espoirs de ceux qui utiliseront ses produits? On ne le sait pas avec certitude, mais la recherche est en cours.

Cela produira assurément une plus grande part de bonheur, pour tous, ceux qui produisent, ceux qui mangent ceux qui passent à côté de ces lieux.

Et un petit bout de ce bien vivre, rejoindra encore d'autres parties du Globe.

 

Cela arriverait si beaucoup plus de consommateurs décidaient de prendre en main la production de la nourriture qu'ils utilisent ?

Comment, où, pourquoi le faire, qui doit le faire......

Et si nous étendions ce raisonnement, ces pratiques, à d'autres productions que la nourriture ?

Essayons de faire 2 comptes : un bébé demande environ 3000 euros de couches et produit environ 6/8 mètres cubes de déchets de toute sorte, si c'est bien compressé, 10 milles parents qui décideraient de prendre la production de couches compostables en main auraient 30millions d'euros à disposition et épargneraient d'introduire dans leur ou notre MAISON commune 100000m3 d'immondices, une couche de 15 mètres sur tout un terrain de foot, si bien compressé auparavant.

Naturellement ce processus demande une grande dose de CONFIANCE, et la confiance se construit avec le temps, à petits pas, en honorant ses propres engagements, toujours et encore, et cela demande un gros effort.

 

Mais quel effort bien plus grand de vivre dans un monde sans oxygène et couvert de couches? Cela n'est pas un scénario futuriste, cela est déjà une réalité dans une bonne partie du monde!

 

Nous lançons une deuxième série de co-production,

sollicités par de nombreux groupes, italiens ou non qui ne s'étaient pas organisés à temps pour participer à la première série.

Et aussi avec l'objectif de jeter les bases de nombreuses autres initiatives analogues bananes aux pamplemousses, aux avocats...Dites nous, demandez nous; si c'est agronomiquement  possible, pourquoi pas ?

 

En bas de ce Pizzino, la liste raisonnée de nos propositions, avec les comptes, les temps, les quantités de récoltes attendues.

Le schéma de priorité, à mettre au point culture par culture est :

•    Vous avancez à nos paysans les fonds pour les plantations.

•    Nous les garantissons.

•    Vous commencez à les récupérer la deuxième année, jusqu'à la fin de la dette, selon les temps propres à la nature de chaque plante, maximum 5 ans.

•    Vous avez, en tout état de cause, un droit de préemption sur les fruits que vous avez choisi de co-planter, même s'ils sont produits ailleurs que dans « vos » plantations.

•    Nous attendons vos propositions et vos demandes.

 

Nous vous invitons chaleureusement à venir mettre les pieds sur la terre qui accueillera vos plants et à voir de visu, les hommes et les femmes qui les gardent.

Il va de soi que vous recevrez périodiquement des compte-rendus écrits, photographiques et filmés.

 

Mais vous serez ré-invités pour les premières récoltes, pour une fête/ cérémonie, de la prise de conscience et de la vie.

 

Nous sommes aussi en train d'étudier la possibilité d'étendre les co-productions aux greffons, ce qui accelèrerait les temps d'entrée en production des plantes, mais nous vous soumettrons cette hypothèse seulement si et quand nous serons sûrs de pouvoir la proposer avec plus que des garanties suffisantes.

 

Nous sommes confiants que unis, tout peut se produire, même un petit miracle. Nous avons une opportunité réciproque, sachons la saisir.

 

… enfin… nous disions de l'air, de la terre et de l'eau

Il manque le feu das cet inventaire, le feu, qui détruit, mais rénove...

A qui croyait avoir asséné un coup dur à cette initiative à Librino, il nous plait de dire, à une semaine de l'incendie :

« JE SUIS DESOLE POUR TOI ? MAIS TU AS OBTENU L'EFFET CONTRAIRE ! » DE LIEGE A PORTOPALO DES DIZAINES DE MILLIERS DE PERSONNES SE SONT MOBOLISEES POUR PERMETTRE AUX BRIGANDI DE CONTINUER DE JOUER, DE FAIRE LE PERI-SCOLAIRE ? DE RIRE ET DE BOIRE UNE BIERE ENSEMBLE 

NOUS SOMMES DEJA EN TRAIN DE RECONSTRUIRE LA MAISON COMMUNE MAIS NOUS AVONS BESOIN D'AIDE ET DE MAINTENIR L'ATTENTION FORTE. 

C'est aussi pour cela qu'avec les Brigandi de Librino, avec le Pôle Catanais d'Education Interculturelle dont le Consozium fait partie, et avec un de nombreuses autres localités catanaises, nous sommes en train d'organiser un « TROIS JOURS de LUMIERE CONTRE LES TENEBRES » à l'occasion de l'équinoxe de printemps.

Peut-être une bonne occasion de venir voir les lieux de nos nouvelles coproductions. Et peut-être le plus courageux, faire le premier bain de la saison...? BAIN DE GROUPE BIEN SÛR !

Mais en attendant, si vous le voulez, si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez verser directement sur le compte des brigandi C/C intestato a: A.S.D. I Briganti || Iban: IT 03T 03127 26201 000000190243 - BIC: BAECIT21263 - Unipol Banca

ou participer au crowdfunding de Social Business World

A bientôt !

 

 


15/01/2018

Encore sur Librino, sans réthorique, parce qu'il n'y a pas le temps pour... 

 

il y a une MAISON qui a brulé, une grande maison pour beaucoup de personnes, beaucoup de jeunes et d'enfants en short et en baskets

 

mais qui a été MAISON plusieurs fois aussi pour NOUS 

 

NOUS européens qui avons signé là les coproductions (la table n'est plus là, ni la librairie)

 

NOUS LoFaccioBene et compagnons de route, italiens, français, africains et indiens, qui vous y avons fait venir et exprimer, danser, et défiler les jeunes de l'Afrique (la cuisine qui nous a nourri n'est plus là)

 

NOUS habitants de ce quartier qui y cultivons des laitues et des tomates (il n'y a plus le bar où se désalterer)

 

NOUS communauté sans frontières et sans nom, qui voulons affirmer à tous prix le BIEN VIVRE, dans toutes ses déclinaisons (il n'y a plus les divans où s'installer pour raisonner)

 

cet endroit est TRES CHARGE de nos émotions et souvenirs

 

...quelqu'un aussi, dans cette MAISON, a trouvè le grand amour de sa vie... probablement, pas que un ou une...

 

cette maison continue de fonctionner; tous les jours, les entrainements se déroulent normalement, les enfants demandent régulièrement aus plus "vieux" -qu'est ce qu'on peut faire ? - et puis ils vont s'entrainer...

 


CETTE MAISON COMMUNE DOIT ETRE RECONSTRUITE! ET TOUT DE SUITE!

 

et il est important que ces jeunes et ces enfants sentent plus que jamais qu'ils ne sont pas seuls 

 

qu'ils sachent, encore plus qu'avant, meme si c'était déjà beaucoup, ces dernières années, qu'ils sont dans les pensées et dans les actions de femmes et d'hommes à Bergamo comme à Paris 

 

qu'ils se sentent une partie active d'un organisme beaucoup plus grand

 

que de la réaction en choeur à cette disgrace ils prennent force et source de confiance dans le monde et dans l'humanité

 

IL Y A BESOIN DE TOUT ce dont il y a besoin pour remettre sur pied une grande maison

 

sauf les lampes, parce que la nouvelle club house emmenagera "dix fois plus grande et plus belle" -dit Mario- dans le gimnase encore non utilisé 

...et pendre des lampes à 17 mètres de hauteur... 

 

à part les lampadaires, il faut tout, meme pour les plus petits, pour l'après école, ils ont besoin de tables et de chaises basses

 

il faut remettre en place une cuisine capable de préparer 100 repas, un ou plusieurs réfrigérateurs, des étagères, une photocopieuse, des divans et des fauteuils, du bois pour la construction, des machines pour le caffé, quelques lits, des toilettes, des éviers, des robinets, une installation électrique, des lampes de table et de murs, des autres étagères, du petit matériel de bureau, du matériel médical pour les premiers secours, des jeux de table, des étagères .... je l'ai déjà dit ? 

 

aussi un coup de main pour faire de nombreux travaux

 

des fonds pour acheter les matériaux pour reconstruire ce que nous ne pourrons pas obtenir en recylage/re-utilisation

 

vous pouvez verser directement sur le compte des Briganti: C/C intestato a: A.S.D. I Briganti  Iban: IT 03T 03127 26201 000000190243 - BIC: BAECIT21263 - Unipol Banca

ou participer au crowdfunding rapidement mis en place par Social Business World 

 

les Briganti sont déjà à l'oeuvre pour coordonner la reconstruction et dimanche il y a eu une assemblés extrèmement participée dans le gymnase  

 

 

tout Catania qui veut que la LUMIERE gagne était là 

 

outre aux nombreuses attestations d'estime et de solidarité, ce serait beau si dans les prochains jours, les Briganti pouvaient aussi compter sur des soutiens économiques conséquents

 

grazie! 

 

en avance de la part de ces centaines de jeunes qui se forment à la vie ici et des milliers de personnes qui passeront là au cours des prochains trente ans...

 

encore?

 

Roberto



11/01/2018

cette nuit un incendie a dévasté la "club house" des Briganti di Librino, que beaucoup d'entre vous ont appri à connaitre et qui a hébergé beaucoup de nos émotions au cours de ces dernières années 

et celles de nombreux d'entre vous qui ont participé à nos initiatives qui se sont déroulées au "San Teodoro Liberato" ou qui sont simplement venus pour visiter et découvrir cette expérience

mais qui a été surtout la maison pour les émotions de dizaines de volontaires qui ont mis des années pour construire un lieu de civisme dans ce quartier (sport social, tournois de rugby, après-cours, potagers sociaux, aggrégation, nombreuses manifestations culturelles de haut et très haut niveau...)

nous enverrons dans quelques heures un approfondissement de la part de "notre" Mario La Rosa qui entraine là des enfants au Rugby depuis des années 

mais en attendant, il nous semble important vous rapporter sa phrase tant qu'elle est chaude: "si nous étions cent, maintenant nous serons mille!"

et nous sommes certains que vous voudrez faire partie de ces dix mille qui mettront chacun leur brique pour la reconstruction et la continuation de cette aventure courageuse

https://socialbusinessworld.org/campaigns/view/911370/about/ricostruire-subito-la-sede-del-rugby-di-librino-presidio-di-legalita

http://www.cataniatoday.it/cronaca/incendio-librino-rugby-briganti-11-gennaio-2018.html

https://www.facebook.com/legallinefelici.it/posts/1601181593284569

13/12/2017

EXCÉDENTS, DÉFICITS, PACTES et CO-PRODUCTIONS

 

Combien vaut vraiment la nourriture ?

Quels liens peuvent naître quand de simple consommateur on se décide à devenir co-producteur?

Quelle est la portée en termes de valeur, d’assister le producteur. En programmant avec lui le type de culture, les quantités et moyennant quelle contribution économique participer à son risque d’entreprise ?

Combien de “politique” concrète dans ces choix ?

Combien de pouvoir (collectif) à décider de la destination des terrains, entre l’abandon et la dégradation, contre la culture de produits, que de manière collective, nous choisissons de porter sur les tables de nombreuses familles, parmi lesquelles la nôtre ?

Et quel est l’effet sur le sort de beaucoup de personnes, entre le désespoir et l’avilissement d’un côté, et l’espoir et la confiance de l’autre ?

Beaucoup de points d’interrogation, mais une réponse simple ! AGIR ENSEMBLE pour améliorer les vies de tous, et aller aux champs ensemble pour coproduire notre propre nourriture !

Aux prises avec l’éternel problème de production insuffisante de certains produits et à la lumière d’un accord concret signé avec un groupe belge et avec de nombreux consommaCteurs français (presque 70 000 euros investis, environ 400 000 euros de production annuelle, vendable, attendue, et à terme, entre 5 et 8 revenus qui, traduits, signifient aussi 5 à 8 personnes avec un emploi.), nous voudrions reprendre un raisonnement que nous vous avions soumis il y a exactement deux ans, à vous tous ( amis français, italiens, belges, autrichiens, etc… ) et que nous vous invitons à relire ici.

Avant de poursuivre dans la lecture de cet article (long, mais important pour tenter d’expliquer chaque passage de ce processus) il est bien de rappeler que les nombres, au cours de ces deux années ont grossi d’environ 40%. Et 30 familles en plus gravitent autour des activités du Consorzio.

Donc, essayons d’expliquer mieux …

A partir d’une difficulté (le déficit de certains produits), s’est mis en route un cercle vertueux (l’élargissement de la base du consorzio) qui a généré, de manière simultanée, de nombreux bénéfices pour beaucoup de personnes, mais aussi une difficulté majeure :

-       Les excédents de certaines variétés (et donc, la nécessité de trouver de nouveaux débouchés pour éviter les gaspillages, et -évidemment- la sauvegarde des producteurs et de leurs collaborateurs)

-       Les manques d’autres produits (et donc, l’opportunité d’insérer dans le circuit des nouveaux agriculteurs qui, avec leur arrivée, ont, oui, couvert la carence précédente dont on se plaignait, mais eux, ont à leur tour créé un excès supplémentaire sur les produits excédentaires)

-       la persistance du manque de certains produits à cause de leur fourniture trop limitée ou complètement absente, malgré une demande croissante de la part de certains groupes et l’arrivée de nouveaux producteurs

Le classique chien qui se mord la queue …

Traduit, cela donne : on est pleins de tarocco, de clémentines, et de citrons, et tout le reste ne suffit pas.

Et pourquoi est-ce si évident…

Nous recevons des demandes d’un marché plus ample, que nous sommes “contraints” d’intercepter, paradoxalement, pour garantir notre propre survie et celle d’autres comme nous.

Dans ce processus, nécessairement graduel et raisonné, on essaie d’augmenter ou de reconvertir nos cultures au moyen de greffes et de nouvelles plantations, selon la vocation idéale de nos terres, et des caractéristiques microclimatiques de chacune de celles-ci.

Cela coute très cher, tant pour les énergies mises en œuvre (même si cela signifie faire circuler de l’économie pour garantir du travail pour le futur), que pour le manque de production jusqu’à ce que ces nouvelles productions entrent en plein régime de production.

Naturellement, les contraintes économiques limitent les actions que chacun d’entre nous voudrait entreprendre dans sa propre exploitation. Nous avons déjà des difficultés à mettre en pratique des petites améliorations, même si elles sont nécessaires. Figurons-nous des grandes opérations qui nécessitent des grosses disponibilités économiques que nous n’avons pas !

En ce qui concerne les avocats, qui est un des produits les plus recherchés, il est bon de préciser que nous en manquions déjà il y a deux ans par rapport à la demande d’alors.

Successiment, un producteur important, non membre (et tant mieux qu’il ne le soit pas devenu), après avoir bénéficié de notre aide lors de la période de connaissance réciproque, a décidé de se construire son propre petit monopole, sans vouloir raisonner en réseau. Pour faire cela, il a choisi de ne plus nous procurer ses avocats, tout en essayant de s’insérer dans nos circuits. Il est évident que cela nous a créé d’autres difficultés que nous n’avions pas prévues.

 

Et maintenant?

Solutions immédiates pour vous garantir sans exceptions, des bons avocats, meilleurs si éthiques et biologiques… nous n’en avons pas. Et nous n’entendons pas faire de pactes avec le “diable” pour en trouver.

Respectueusement, nous attendons que la nature suive son cours, et éventuellement, que quelque petit producteur s’unisse à nous, dans la poursuite du projet commun.

Nous allons donc continuer à planter, à entretenir et à attendre les nouvelles productions.

On l’a déjà fait, on continue à le faire, et on y arrivera.

Maintenant, c’est à votre tour…

Vous pouvez maintenant choisir si vous préférez continuer à être des simples consommateurs critiques, en cherchant, et en trouvant - peut-être ailleurs – celui qui satisfait votre demande (à quels prix et avec quelles garanties, on ne sait pas), ou bien, évoluer en co-producteurs, comme d’autres avant vous ont déjà fait, en décidant quoi, comment, et où cultiver, et qui le fera à votre place, si possible en utilisant des techniques partagées.

Comme nous l’avons dit au début de ce texte, il y a déjà bien 15 groupes qui jusqu’aujourd’hui ont opté pour cette seconde solution qui les voit protagonistes.

Avec un investissement modeste et symbolique (en moyenne 10€/famille), ils ont contribué à construire un petit capital qui, dans pas trop longtemps permettra la production d’une quantité considérable de produit financé par ces consommateurs directement.

On s’est demandé à plusieurs reprises s’ils avaient fait tout cela pour se garantir quelques kilos d’avocats en plus. En y pensant plus, on retient que la réponse n’est pas celle-là.

En réalité, ils ont investi pour le développement d’une autre manière de faire de l’agriculture, de gérer les relations entre celui qui met les mains dans la terre et celui qui mange les produits. Ils ont investi sur une autre idée de Sicile, et surtout, faire devenir un peu plus grande la Petite Révolution Gentille …

Cela dit, selon le contrat, nos amis co-producteurs, actuellement, bénéficient justement, d’un droit de préemption sur les avocats déjà disponibles et sur ceux que nous allons produire dans LEURS plantations.

Alors, pour cette saison, à la lumière de tout cela, les groupes italiens surtout recevront encore moins d’avocats, (même si cette année la production semble légèrement supérieure) par rapport aux groupes  français de manière générale, et aux groupes belges.

Et alors, que fait-on ?

 

Notre proposition…

En vertu du rapport de profonde confiance et de complicité qui s’est installée entre nous, nous voudrions vous demander (tant aux co-producteurs, qu’à ceux qui ne le sont pas, mais qui tout de même nous soutient depuis l’autre coté des Alpes, et à qui nous reconnaissons tout de même une priorité pour les fournitures d’avocats), de considérer la possibilité de renoncer, par une espèce de compensation solidaire, à certaines productions « mineures » desquelles nous sommes déficitaires, par égard pour les amis italiens et autrichiens qui pourraient se sentir un peu lésés  par cette solution que nous avons imaginée. Dans les cas où nous aurons effectivement cette exigence nous vous le feront savoir explicitement, confiants dans votre compréhension.

Puisque nous tenons réellement à tous les rapports nés cette année, qui, pour nous, ne sont pas de simples rapports commerciaux, nous cherchons de stimuler beaucoup d’autres à accueillir et à poursuivre le chemin des coproductions, et de souder encore plus les rapports déjà existants.

La route est désormais tracée, il n’y a plus qu’à la suivre, et éventuellement l’améliorer petit à petit selon les exigences de ceux qui parient avec nous.

Et cela, bien entendu, ne vaut pas que pour les avocats, mais pour toutes les autres productions déficitaires.

Conscients, pourtant, que la nature a besoin de ses temps et qu’il faut savoir attendre pendant que l’on construit ensemble.

La tentative en cours vise à la planification intelligente et partagée de la production, pour avoir tous, les futurs, et réciproques bénéfices.

Se penser ensemble, au fond, implique des actions concrètes, quelque petit compromis, et la construction d’un parcours commun, responsable et visionnaire.

Décider quoi manger, comprendre s’il est important de donner une valeur à la nourriture au-delà de sa valeur intrinsèque et choisir de devenir une partie active du processus représente l’alternative possible pour satisfaire les différentes exigences et répondre par des faits aux stratégies globales que d’autres -beaucoup plus puissants que nous- cherchent à nous imposer d’en haut.

L’instrument, ou mieux, le “pacte” qui discipline ce rapport d’échange et de confrontation représente l’anneau de conjonction entre les parties, toujours plus liées et complices.

Notre proposition, chers amis, est donc celle de démarrer de multiples processus qui vont dans la direction des coproductions. Avec le souhait que l’effet soit un effet domino.

Nous sommes confiants dans votre capacité de pouvoir donner plus de valeur à ce jeune projet et de pouvoir nous épauler dans ce nouveau défi.

Merci à tous pour la patience et pour l’attention…

Cristiana, Marina, Roberto


Page mise à jour le 21/10/2017

moi, nous, NOUS ou NOUS ? ….. ou, tous?

 

Chers amis,

 On a conclu de peu deux évènements importants, malheureusement simultanément et à 800 kilomètres de distance : essayons de dresser un petit bilan commun et PROPOSITIF. Même si avec des déclinaisons différentes, dans les deux cas, le mot-clef était “communauté”. Et on clarifie tout de suite dans cette communication uneéquivoque qui pourrait se produire en langue française pour le mot “communauté” : CELLE DE LAQUELLE ON PARLE, CELLE QUE NOUS SOUHAITONS RÈALISER N’EST PAS UNE COMMUNAUTÈ FERMÈE ni REPLIÈE SUR ELLE-MEME

EXACTAMENT LE CONTRAIRE, comme on le verra un peu plus loi

  • A la Rencontre Nationale de l’Economie Solidaire (INES) à Mira (VENISE) le résultat le plus porteur de bons espoirs, à notre avis, est le sceau d’un accord pour la constitution de Réseau des Réseaux, qui unit par des intentions communes beaucoup de réseaux nationaux (RES, Italia che Cambia, RIVE, Movimento Decrescita Felice, Associazione per la Decrescita, Panta Rei, Transition Italia, Economia del Bene Comune – EBC, Società dei territorialisti), pour ouvrir des collaborations possibles.  
  • A la très belle et très émotionnante Festa des Courts Circuits à Varces (Grenoble), à laquelle ont participé de nombreux membres du poulailler avec leurs familles (dommage pour ceux qui n’y étaient pas…). Nous avons consolidé et approfondi la relation qui lie amoureusement le Consorzio Siciliano LeGallineFelici avec de nombreuses associations, parmi lesquelles, 14 ont signé avec nous le pacte des co-productions d’avocats.

 L’objectif était aussi d’arriver très rapidement à la constitution d’une association internationale qui pourra se charger des nombreux projets sociaux qui, jusqu’ici ont été menés par le Consorzio, et aussi d’en mettre en chantier d’autres, que nous définirons petit à petit, en Sicile, en France, aux Pays bas, en… Guinée ?

 Si la motivation qui justifie ces voyages au travers de l’Europe et ces efforts est d’être plus incisifs dans notre action pour le changement nécessaire et possible, même si c’est déjà beaucoup, TOUT CELA NE SUFFIT PAS, selon notre avis

Parce que de ces bonnes propositions (à Mira comme à Varces) naissent vraiment des nouvelles réalités capables d’influencer vraiment cette Europe qui se renferme toujours plus dans la défense des particularismes, IL FAUT FAIRE, chacun d’entre nous, DE NOMBREUX PAS SUR LE COTÈ ET RENONCER à NOS PARTICULARISMES

 Mettre ensemble, en Italie comme en France, (entre Italie et France et… ?) de nombreuses réalités avec des histoires différentes et avec des personnalités fortes qui les guident est voué à un échec certain si chacun ne met pas de côté un morceau de con propre bagage et si on ne met pas au centre le DENOMINATEUR COMMUN
 

Et, surtout, si on ne se force pas d’apprendre à REDIMENSIONNER ET METTRE DE COTÈ NOS EGOS DÈBORDANTS ET HYPERTROPHIANTS

 Et, d'autre part, dans la pratique, tenir notre propre égo sous contrôle, est difficile, malgré les bonnes intentions

 Nous, du poulailler, nous nous efforçons de le faire, en “diluant” notre action sociale dans un “nous” plus grand qui fait ses premiers pas en s’éloignant de notre désir égocentrique de contrôle.

 C’est fatiguant.

 ....mais EST CE QU’ON A UN AUTRE CHOIX?

robertolicalzi


 09/2017

Colorer les places publiques avec nos oranges, depuis les villes jusqu’aux périphéries urbaines. Faire respirer les parfums et faire gouter nos fruits du Sud au Nord de l’Italie.

 Renouer les trames des discours en suspens.

 Contribuer à la connexion des réseaux locaux, nationaux et européens, en projetant et en réalisant ensemble des actions communes.

 Porter sur les marchés nos “ambassadeurs”, ceux que nous avons déjà rencontré et ceux que nous devrons encore discerner dans le monde de l’Autre Economie, celle consolidée et celle qui est encore à construire, en créant de l’occupation joyeuse et responsable.

 Donner une réponse concrète en contre tendance par rapport à un système qui repousse et isole ; un système qui n’offre pas de solutions.

 Envie de partager notre vision avec celle de beaucoup de compagnons de route, de toutes les parties du Monde.

 Continuer à cultiver et à réaliser nos rêves, à y croire et à faire entendre une voix à l’unisson qui donne espoir.

 Et nous y voici…….

 Bon retour parmi nous à tous !

Nous sommes un peu fatigués, surtout à cause de la réorganisation interne qui nous voit engagés dans un passage naturel de génération. Mais nous sommes prêts à redémarrer avec une conscience renouvelée.

                   la carte navigable

Vacances zéro pour ceux qui, comme nous, ont décidé de parier et d’investir leurs propres énergies sur la TERRE.

 Les changements climatiques causent différents problèmes aux productions. Depuis des mois, il ne pleut pas sur nos territoires et les puits commencent à s’assécher.

 Et dans le reste du monde ? Par endroits, les conséquences sont quelquefois encore bien plus catastrophiques…

 Il n’y a pas de quoi rester sereins. Il serait souhaitable d’avoir une prise de conscience globale accompagnée d’une inversion de tendance.

 Mais les choix scélérats de ceux qui nous gouvernent continuent d’aller dans l’autre direction. 

 La dernière nouvelle douloureuse est ce mur qu’on élève au milieu de la mer pour défendre nos égoïsmes qui, par des siècles de spoliation systématique d’un continent, créent trop de désespoir

 Dans  nos possibilités, nous pouvons agir avec conscience et détermination et proposer d’autres modèles, en offrant des alternatives concrètes, aussi par rapport à l’abandon de nos terres.

La Terre, en effet, ne nous donne pas seulement des bons fruits, nous permettant de satisfaire nos besoins. Elle nous enseigne aussi à redévelopper une approche de la vie et une nouvelle manière de concevoir les rapports. 

 Autour d’elle, il y a beaucoup de projets partagés qui naissent d’échanges et de confrontations entre des mondes apparemment distants.

 En ce moment, nous étudions un projet pour la formation et l’insertion sociale et professionnelle de 18 migrants, ensemble avec d’autres « acteurs-paysans ». Si nous réussirons à le mener à bon port, nous vous en donnerons des nouvelles dans les prochains bulletins de nouvelles.

 Durant la SECONDE FESTA DES COURTS CIRCUITS, programmée du 30 SEPTEMBRE au 1OCTOBRE à Varces, à quelques kilomètres de Grenoble, nous chercherons à ajouter quelques pièces bien concrètes à l’édification des ponts et à la construction de communautés. 

 VOUS ETES TOUS INVITES à apporter, avec nous, votre pierre à l’édifice.

 A Varces, nous allons tenter de donner suite à la décision prise durant notre FestAssemblea de mai à Librino de construire une association européenne, qui mène tous les projets sociaux et culturels que le Consorzio a lancé dans le passé et qu’il continue à vouloir supporter et soutenir dans le futur, ainsi que d’autres que nous évaluerons ensemble.

Afin de renforcer les actions qui seront produites, nous souhaitons constituer une base de données, dénommée “CONSTELLATION”, ayant pour objectif de recueillir en son interne les compétences, les aptitudes et les capacités de chacun des sujets qui s’y ajouteront, qu’ils soient des individus, des entités de natures juridique variée ou bien des groupes informels.

 La finalité est de les mettre en connexion entre elles et de les faire interagir pour la réalisation de leurs objectifs. 

 Aux mêmes moments, à Mira, à quelques kilomètres de Venise, aura lieu la Rencontre Nationale d’Economie Solidaire, qui, comme le rendez-vous de Varces, prévoit la construction de communautés et porte la grande nouveauté de tentative d’interconnexion entre les sujets qui ont comme objectif l’Alternative, quelle que soit leur conjugaison (le Réseau des Réseaux). 

 Nous cherchons à établir une connexion entre les deux évènements (Mira et Varces) pour nous reconnaitre les uns les autres, nous soutenir réciproquement et lancer ensemble des projets communs concrets.

 Nous, en attendant, on procède aux semis et aux plantations dans nos champs.

 Et, au-delà de ceux-ci, pour relancer une action forte, conjointement sur nos territoires, sur nos actions, avec nos réalités productives ensemble avec les PLACES pensantes et actives, en Italie et à l’étranger.

 Comme annoncé, au cours des prochains mois, nous le ferons aussi au travers de nos “ambassadeurs”.

 Ils représenteront pour nous les éléments stratégiques pour toutes les 35 exploitations déjà membres du Consorzio, et pour le même nombre d’exploitations définies “poussins” (siciliennes et calabraises) en attente de devenir membres.

 Ils garantiront la continuité par leur présence. Ils ne se limiteront pas à vendre nos produits, mais raconteront également ce qu’il y a et qui il y a derrière chaque produit.

 Nous collectionnerons les stimulus des territoires respectifs et ferons aussi des propositions pour mener ensemble des actions collectives.

 Ils seront nos yeux, nos oreilles et notre voix. 

 Nous sèmerons dans les écoles, en particulier dans les écoles siciliennes, grâce à notre participation active au Polo Catanese di Educazione Interculturale, toujours plus convaincus que l’inversion de tendance doit être stimulée dès le plus jeune âge. 

 Cela fait donc beaucoup d’énergies qui confluent dans cette grande maison commune.

 Le travail à faire est énorme, mais il y a beaucoup de lignes directrices déjà tracées. Ensemble, nous avons la capacité d’être incisifs et « d’imposer » un modèle plus juste pour tous, dans le respect des différences et des sensibilités de chacun, mais avec un objectif commun : le BIEN VIVRE, POUR TOUS LES VIVANTS

 Et alors, il n’y a plus de temps pour reporter à demain toutes les actions qui nécessitent de se concrétiser maintenant.

 On n’attend pas le futur… on le prépare ! Et alors… qu’attendons-nous ? 

Septembre est le bon mois pour lancer un bon semis et pour profiter de l’engagement renouvelé de tant de personnes qui portent en commun l’envie de changement profond.


Page mise à jour le 31/07/2017 

VERS LA DEUXIÈME FESTA DES COURTS CIRCUITS 

... et beaucoup plus loin et beaucoup plus ...


Le compte à rebours commence… 

Moins de huit semaines avant de nous rencontrer dans la splendide corniche de Varces (dans l’Isère) alentour de Grenoble, aux Jardins de Malissoles, deux jours de programme du 30 SEPTEMBRE au 1 OCTOBRE.

Moins de 60 jours aussi pour la rencontre Nationale d’Economie Solidaire programmés aux mêmes dates, à Mira en province de Venise (voir ci-dessous) 

On renouvelle donc pour la deuxième année consécutive le rendez-vous en France entre ce qui aspire à devenir (mais de fait qui l’est déjà) une communauté élargie entre associations de consommateurs, citoyens actifs, petits producteurs locaux, français, belges, italiens et siciliens et le monde des producteurs, poussins, consommateurs, ambassadeurs, associations culturelles et groupes d’achat solidaires qui directement ou indirectement gravitent autour du Consorzio Siciliano LeGallineFelici, catalyseur involontaire de ce parcours en commun. 

  L’objet de la rencontre est de s’embrasser, de s’émotionner, de s’amuser, de mieux se connaitre, d’élargir et de s’ouvrir à d’autres acteurs potentiels du changement en cours. Tant en Italie qu’en Europe, pour continuer à raisonner ensemble sur le parcours jusqu’ici entamé, sur les résultats déjà obtenus, et sur les scénarios futurs. 

Nous partons du récit réciproque de qui nous sommes, de ce que nous produisons, de comment nous le faisons et de ce que nous choisissons de manger et pourquoi on choisit de le manger, pour ensuite élargir nos horizons et réhausser la barre sur des thèmes stratégiques qui délimiteront nos choix de vie et de nos champs pour les années à venir.

 Forts des petits et moins petits résultats concrets obtenus ces années, à Varces, nous raisonnerons et projetterons (ou “nous aimerions raisonner et projeter”?) ensemble sur :

 

  • Le lancement ou la création d’une association qui puisse se charger de toutes ces thématiques, parallèle au Consorzio, mais de celui-ci autonome et indépendent, comme nous en avons déjà beaucoup parlé en mai dernier à Librino (Catania) à l’occasion de la FestAssemblea de la communauté Internationale LeGallineFelici et de la rencontre des 14 associations de consommateurs français et belges pour la signature du pacte sur la coproduction des avocats avec le Consorzio et 5 nouveaux membres producteurs.
  • Le développement durable des productions, les besoins réciproques de qui produit et de qui achète, l’authenticité et la salubrité des aliments.
  • La consommation des territoires, d’abord abandonnés et ensuite bradés à qui n’a pas une vision collective et est incapable de rêver au bien commun.
  • Le sens de “commun”.
  • Une intégration intelligente de nos frères migrants ayant survécu à la mort en mer, dans les exploitations de nos circuits en contre tendance par rapport au climat de fermeture et d’intolérance à l’égard de ceux qui nous demandent de l’aide.
  • Une communication plus efficace et incisive qui consente de nous faire connaitre de manière diffuse et en dehors de nos réseaux
  • À tous ces exemples concrets d’hommes et de femmes qui ont choisi d’agir ensemble, qui racontent des bonnes pratiques à répliquer à l’infini.
  • L’importance d’intercepter d’autres expériences qui mettent en pratique des parcours vertueux.
  • Mais aussi de nouvelles formes de communautés, capables de diriger le sort d’un territoire et d’impacter profondément les vies de beaucoup de femmes et d’hommes. 

 

A Varces nous continuerons à pratiquer notre “petite révolution gentille” et à en projeter l’évolution, aussi au travers de cette nouvelle association.

Pourquoi une nouvelle association? Pour rendre possible des projets communs de plus longue haleine, possibles seulement au travers de l’union des multiples énergies et compétences de nombreux sujets.   

Parce que nous avons vérifié que l’union entre plusieurs personnes fortement désireuses d’un changement crée un effet de multiplication et pas seulement la somme des forces en action.

 Désormais depuis quelques années, alors que quelque kilo d’oranges commençait à colorer une belle table au cœur de Paris, s’est ultérieurement renforcée notre conviction que nous jetions les bases de quelque chose qui va bien au-delà de la réponse à notre légitime besoin de vendre à un prix équitable nos produits, fruit de nos sacrifices, passion et enracinement dans nos territoires respectifs. 

Il a été clair, dès les premières rencontres avec beaucoup d’entre vous, d’abord en Italie, puis dans différentes villes françaises et belges et dans les petites périphéries, que l’envie d’affirmer et de consolider un modèle basé sur la confiance, sur l’amitié, sur le respect et sur l’agir commun de manière partagée est le thème prioritaire pour tous les interlocuteurs. 

Beaucoup d’énergie est née de ces rencontres, beaucoup de fatigue aussi pour trouver un language commun où nous retrouver et nous reconnaitre tous, mais aussi grande l’envie d’en faire partie et de continuer à contaminer d’autres personnes qui ont envie de se mettre en jeu pour vivre (et faire vivre) mieux et se laisser contaminer et enrichir.

 

Pendant les mêmes jours que la Festa de Varces, contemporainement, mais involontairement, se déroulera à Mira (province de Venice), dans le contexte du Festival “Si PUO’ FARE”, la Rencontre  Nationale de l’ Economie Solidaire (INES) qui se développe autour des mêmes thèmes: la construction de communauté capable de futur. 

Durant  INES on célèbrera les fiançailles entre 7 réalités des alternatives en Italie qui “… ont partagé la nécessité de démarrer un parcours commun finalisé ò la création d’un “écosystème de sujets” (en réseau) qui nous permet, en valorisant les vocations et sensibilités respectives, de créer des synergies, collaborations, et de pouvoir ainsi atteindre ensemble des horizons qui seraient impensables pour chaque réalité de manière isolée."

Ces 7 sujets impliqués dans ces “fiançailles”:  Associazione per la Decrescita - Economia del Bene Comune - Italia che Cambia - Movimento per la Decrescita Felice - Panta Rei - Rete italiana di Economia Solidale (RES Italia) - Rete Italiana Villaggi Ecologici (RIVE)

CELA NOUS SEMBLE ETRE UNE GRANDE BELLE NOUVELLE! 

Nous nous serons à Mira, et on serait ravis que les deux évènements; de Varces et de Mira soient reliés d’une certaine manière, pour échanger mutuellement les expériences d’ici et de là des Alpes, et constituer et renforcer d’autres alliances en contretendance avec cette Europe inhumaine. 

Nous allons voir pendant les jours à venir si et comment cela sera possible…  

Et alors… Il ne reste qu’à commencer à partager, à impliquer et à donner, tous, nos contributions pour que les heures que nous passerons ensemble, à Varces comme à Mira, produisent un maximum de résultats concrets dans la construction des alternatives possibles et praticables déjà depuis hier. 

…..toujours pour chercher de nous amuser pendant qu’on assume le devoir de changer, tous ensemble, l’histoire….au moins jusqu’où nous pouvons arriver avec les petites forces … 

…mais TOUS ENSEMBLE? .

.

 03/07/2017

nous recevons de notre associé Cristiana Smurra et nous publions avec grand plaisir (et avec un grand retard ...) 

 

SE PENSER ENSEMBLE PRODUIT DES ACTIONS CONCRETES ET ABAT MURS ET FRONTIERES 

 

DEUX WEEK ENDS CONSECUTIFS ALIMENTES D’ENERGIE DE LA RELATION 

 

GALLINE FELICI ET DES ASSOCIATIONS FRANCAISES UNIES POUR 10 ANS DANS UN PROJET COMMUN DE COPRODUCTION D’AVOCATS 

 

GALLINE FELICI ET L’ASSOCIATION LOFACCIOBENE (AVEC BEAUCOUP D’AUTRES) POUR 

INSIEME SENZA FRONTIERE  

 

CATANIA, Mardi 30 Mai 2017 – Relations, projets, capacité d’agir et de se penser ensemble. Tout cela au-delà de la couleur de peau, de la langue, des différentes visions politiques, des frontières géographiques et politiques. Voilà le sens des deux moments pensés, coorganisés et fortement désirés par le Consorzio “LE GALLINE FELICI”, pendant les deux week-ends de la mi MAI (12/14 et 19/21) à LIBRINO, lieu symbolique de nouveau départ, résilience espoir et renaissance. 

L’être tous indistinctement des citoyens actifs, éthiques et solidaires a représenté l’élément de synthèse pour tous ceux qui ont choisi de participer, de démarrer et de poursuivre les raisonnements en cours ou en phase embryonnaire, de longue haleine et de grande ouverture.

 

En scellant le pacte de coproduction d’avocats avec les amis français, à l’occasion de la Festa-Assemblea du Consorzio Siciliano, la donnée incontestable qui émane, est que les relations fortes génèrent des actions concrètes. Le choix de faire de la politique au travers de la production de nourriture bonne et éthique, le respect et la protection de l’environnement et la sauvegarde des droits de tous les individus migrants et non, dans nos exploitations, dans nos quotidiens et dans nos vies sont le fil conducteur du pacte historique signé le DIMANCHE 21 MAI à Librino (CT), entre 13 associations françaises de consommateurs critiques et “LeGallineFelici”.

  








Elles sont environ sept mille, les familles adhérentes au projet relatif à la coproduction des avocats sur les territoires les plus adaptés sur les pentes de l’Etna, en Sicile.

 Cinq, les producteurs intéressés en tant que membres du Consorzio, ou sur le point de le devenir au cours des prochains mois, après plusieurs années de connaissance réciproque et de collaborations.

 66 mille euros à investir dans les nouvelles coproductions.

10 ans la durée du pacte qui voit les producteurs italiens et les groupes de consommateurs français dans un projet et une planification qui ne connait pas de frontière et devient un exemple pour tous ceux qui, de la base, agissent pour un changement désiré par la majeure part des citoyens.

 4 hectares sur le point d’être plantés, fractionnés sur différents lots de terre, pour la plupart en cultures associées.

 3/400mille euros la valeur de la production qui pourra sortir de ces nouvelles plantations 

3/5 nouveaux emplois potentiellement créés par l’économie qui en découle.

 

 

 Le nombre des producteurs fatigués par les dictats du marché global ne cesse d’augmenter, et ils retrouvent de l’espoir et de l’énergie pour ne pas abandonner grâce aux opportunités offertes par le Consorzio et de sa stratégie depuis toujours, “du cheminer ensemble pour grandir tous”, pour nous libérer des règles de la Grande Distribution Organisée et surtout pour voir reconnus nos sacrifices, nos efforts et les fruits de notre labeur et de celui de nos collaborateurs.

 L’esprit et l’agir de ce noyau de producteurs biologiques et de leurs compagnons de voyage, rêveurs et acteurs concrets de la stimulation et de la mise en œuvre de processus de pionniers au niveau territorial -mais pas seulement- a permis de démarrer une action symbolique mais économiquement très significative, qui part du “que produire” comment et où, et du pourquoi. Déplaçant ainsi l’indicateur des choses possibles à réaliser, rigoureusement ensemble.

 

Les hommes et les femmes de “LeGallineFelici”, avec les amis français et avec tous les réseaux locaux et nationaux, repartent de ce nouveau pari, pour proposer des nouveaux défis. Défis qui impliquent des choix stratégiques importants sur des thèmes politiques, culturels et agricoles qui regardent directement et indirectement des questions sensibles liées à la gestion des relations humaines, des propres exploitations et du Consorzio; contenant démocratique et maison commune de tous les sujets impliqués ainsi que de leurs rêves.

  

Toujours dans cette optique, et grâce à la force des relations et de l’agir, “LeGallineFelici” ont soutenu, promu et coorganisé avec l’asbl culturelle “LOFACCIOBENE”, l’évènement “INSIEME SENZA FRONTIERE” qui a sonné le départ aux deux rendez-vous intenses qui se sont succédés à Librino.

 Objet des trois jours, les thématiques de l’école et de l’intégration. De l’accueil et de la réutilisation intelligente des espaces dans des quartiers au bord de la limite, où l’exemple peut produire des germes de conscience vitale et générer de la nouvelle lymphe. 

Rencontre intergénérationnelle multiculturelle et multiethnique, où est émergé le  sens de se percevoir nombreux, différents mais toujours comme UN. 

Entre les expositions qui ont touché le cœur et les cordes de l’âme, la connaissance des histoires d’autres frères arrivés par la mer, dont les souvenirs et les blessures ne peuvent pas nous laisser indifférents, entre chants, danses, musique, expositions photographiques, bonne nourriture et ateliers, nous avons clôturé la première édition de "Insieme senza Frontiere" laissant l’espace et les moments de réflexion à la Festa-Assemblea.

 

Parmi les partenaires de l’initiative, on retrouve Social Business World, le Polo Catanese di Educazione Interculturale, l'Istituto comprensivo Fontanarossa", les Istituti superiori  "E. Fermi - F. Eredia", " E. Fermi - R. Guttuso", l'Istituto Professionale "Lucia Mangano", le "C.D. Teresa di Calcutta",il CPIA di Modena, FIERI, la Rete di Cooperazione Educativa, SOS MEDITERRANEE, l’Association Botteghe del Mondo, la Comunita' Alloggio Dedalo, la Comunita' Santa Maria del Lume, l'Istituto Lucia Mangano et les Briganti di Librino en qualité d’hotes. 

Il y a eu différents moments émotionnants qu’ont pu partager ceux qui sont entrés au Campo San Teodoro Liberato dal 12 al 14 MAGGIO. 

Nous avons enregistré beaucoup d’affluence de public lors du spectacle théatral d’Isola Quassud "Life is Beautiful" dirigé par Emanuela Pistone et lors des percussions tribales de Carlo Condarelli et des MAMIWATA&NIGERIAN GIRLS.

 Durant les trois jours de fête, les étudiants africains du CPIA di Modena avec le "Pifferaio Magico" et des élèves des écoles primaires, qui entre danses et chants sur le thème de l’intégration ont récité les droits contenus dans la charte des enfants et de l’Homme. 

Un dernier moment de partage nous a été offert lors du défilé de mode de vêtements créés et réalisés par les élèves de l’institut Lucia Mangano et par les couturières nigériennes de Fieri, projet qui vise à soutenir l’économie solidaire par le recyclage et le respect des droits des personnes des couches sociales plus faibles. 

L'évènement s’est clôturé par la musique identitaire des "I Poco di Buono", poètes musiciens occasionnels, membres du Consorzio, sur une petite place festive et animée de Ognina, un des cœurs battants de la ville, où la fatigue s’est transformée en nouvelle et explosive énergie et envie d’être ensemble et de participer et de continuer à agir tous « Ensemble sans frontières » vers un changement possible.

 

17/04/2017

LA SICILE QUI SE BOUGE ET CONNECTE

ET SE CONNECTE AVEC TOUT LE MONDE

…aussi en faisant la fête intensément et en dansant

 

Il y a beaucoup d’initiatives en chantier pour les prochaines semaines

Et nous nous excusons du retard pour vous le communiquer, mais, entre l’organisation de ces chantiers, et le travail dans les champs et les vergers qui se réveillent de notre timide printemps…

 

UN) Allons dans le sens contraire par rapport au calendrier, et commençons par la plus importante pour nous : la FestAssemblea de la Communauté Internationale LeGallineFelici, lors de laquelle nous demanderons à nos nombreux compagnons de route UNE VISION PARTAGEE SUR LE FUTUR et de la mettre en pratique, activement, concrètement, ensemble, en consolidant des parcours déjà initiés et d’en initier des nouveaux

Nous le demanderons à nos ‘clientamici’, à nos employés, à nos membres et aux tant qui aspirent à le devenir, aux migrants que nous cherchons d’impliquer non seulement comme force de travail mais aussi comme cœurs et partie active et décisionnelle de nos projets productifs, nous allons le demander au territoire Sicilien auquel est adressé le projet FiCo (vois plus bas) et aux écoles sur le territoire avec lesquelles nous collaborons toujours plus activement (continue…)

AU CAMPO SAN TEODORO LIBERATO, A LIBRINO, CATANIA, DU 20 AU 22 MAGGIO

À cet égard, pour connaître votre point de vue, nous activons un forum et bientôt, nous vous enverrons un questionnaire


DEUX) Au monde de l’école et aux jeunes migrants se dédie la fête INSIEME SENZA FRONTIERE (ensemble sans frontières), celle-ci aussi au CAMPO SAN TEODORO LIBERATO, A LIBRINO, CATANIA, DU 12 AU 14 MAGGIO

Fête promue par l’association LoFaccioBene, qui, autour de cette fête, a tissé un réseau dense et enthousiasmant de relations duquel vous pouvez voir un aperçu ici


Trois jours de rencontre pour construire et ressouder des relations entre nous tous différents, malgré nos identiques besoins : nourriture, paix, amour, respect, opportunités pour grandir 

Ce seront des jours de connaissance et de communauté, de de confiance et de courage, d’accueil et d’ouverture.

Musique, ateliers, défilés, théâtre, percussions africaines,

Murales, spectacles, marché de la filière courte sicilienne et du commerce équitable, projection de films et rencontres entre écoles avec exposition des œuvres du concours. Œuvres dans des langages expressifs qui n’ont pas de frontières.

 

Et grande parade finale dans les rues du quartier, avec les vêtements réalisés par les élèves et les jeunes migrants dans des ateliers couture avec des chutes de tissus

Pour réaliser cette fête, nous avons activé un crowdfunding auquel nous vous invitons chaleureusement à participer, et auquel LeGallineFelici a destiné les ristournes que ses propres clients ont décidé de décliner, plus une fois la même somme de la part du Consorzio!

Ici vous trouvez l’évènement sur Social Business World avec le brouillon du programme qui va très bientôt se définir

Ici un Echo émotionnant résultat de cette initiative, à Modena (en Italian)

 

INTERMEZZO 1) nous saisissons l'occasion de ces deux célébrations pour VOUS accueillir en Sicile et VOUS montrer nos entreprises et le côté le plus authentique de la Sicile

 

ENFIN NOUS AVONS ACTIVÉE OFFICIELLEMENT  NOTRE RÉSEAU DOMESTIQUE

 

Dans le sous-menu de la page "l'autre Sicile", vous trouverez toutes nos propositions de semaines allant mai 6 au 28 

Mais même bien avant longtemps et après ...

 

TROIS) Les 22 et 23 avril se tiendra le SECONDE RENCONTRE DE LA FICO, toujours à Librino, à Villa Fazio, Viale Sisinna

Grace au projet “Botteghe di mestiere” (boutiques de métiers), nous avons pu activer deux stages de travail qui ont porté comme résultat une étude copieuse sur la faisabilité de la petite distribution de la Filière Courte sicilienne

Maintenant, une fois terminée l’étude, c’est le moment de mettre en pratique, tous ensemble, les acteurs de la Filière Courte Sicilienne, ce système de récolte et de distribution de nos produits sur notre territoire.

Nous avons voulu le concevoir comme un BIEN COMMUN, patrimoine de tous, et géré par tous, dans l’espoir qu’un tel service puisse rendre plus rationnel et puisse faciliter l’accès aux produits, surtout alimentaires, justes, tant du point de vus environnemental qu’éthique, en Sicile 

 

INTERMEZZO 2) Pourquoi souvent au Campo San Teodoro Liberato?

Parce qu’il a été libéré de la stupidité du pouvoir, qui l’a laissé inutilisé, abandonné et vandalisé, et ensuite restitué aux Briganti di Librino et aux jeunes d’associations locales pour faire du sport social, chose qui encore une fois s’est montrée une prévention valide de la déviance juvénile, lieu pour passer du temps après l’école, potagers sociaux et …

 

Et pourquoi toujours à Librino ? Parce que Librino est un énorme (ex?) quartier ghetto, construit dans les années ’60 pour y “déporter” les habitants d’un quartier du centre historique de Catania, qui a été éventré pour construire à sa place la City, et ensuite abandonné à lui-même pour des dizaines d’années.

Aujourd’hui, à Librino, il y a beaucoup d’initiatives de volontariat, et nous cultivons les rêves, -en travaillant à leur réalisation avec de nombreuses associations engagées dans le quartier- de de faire grandir des milliers d’arbres et de potagers et de jardins partagés.

Et de conscience sociale….

 

A Librino, à deux pas du Campo San Teodoro, deux œuvres d’art de grande valeur s’exposent joliment. Démonstration d’une possibilité de changement: “La Porta della Bellezza” (la porte de la beauté) et “Sky Line Distreet” (une vague de lave vous enterrera)

 

Pendant nos fêtes, nous vous emmènerons dans le cortège, musical et coloré, pour voir ces deux œuvres 

 

QUATRE) De la même manière que nous finançons les activités de l’association LoFaccioBene, avec les fonds provenant de vos renonciations aux réductions, sommes auxquelles, nous ajoutons la même chose de notre part, et souvent même, beaucoup plus, de cette même manière nous avons financé le démarrage de FIERi, Fabrique Interculturelle Ecosoutenable de la Réutilisation:

Nous avons versé 5mille euros à FIERi, la moitié de notre part, la moitié de votre part, et nous les avons anticipés, en attendant de tous les re-récolter.

Pour donner une autre possibilité de faire de la formation professionnelle et d’insertion par le travail pour des dizaines de jeunes, migrants et locaux

 

ON SE VOIT EN SICILE, NON?